Pierre-Yves Le Borgn'

député des Français de l'étranger

circonscription Allemagne, Europe centrale et orientale

Ma candidature

Au mois de juin 2012 auront lieu les premières élections législatives dans les communautés françaises de l’étranger.

Je suis le candidat du Parti Socialiste dans la 7ème circonscription, qui regroupe l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, Serbie, le Montenegro, le Kosovo, la Macédoine et l’Albanie. J’ai également le soutien d’Europe Ecologie Les Verts dès le premier tour.

Vous trouverez plus bas le texte de ma candidature, présentée le 9 février 2010. Ma suppléante est Pascale Seux, qui vit à Varsovie (Pologne), et le Président de mon comité de soutien est Georges Beuchard, établi à Berlin (Allemagne). Un petit texte présente aussi Pascale et Georges. Il est suivi par mon comité de soutien.

J’ai décidé de présenter ma candidature à la candidature dans la 7ème circonscription des Français de l’étranger : elle s’appuie sur une expérience militante, construite sur un engagement socialiste de plus de 20 ans, qui m’aura conduit à l’exercice de responsabilités au sein de la FFE, d’abord dans les équipes de Richard Yung, puis comme Premier Secrétaire Fédéral.

Mon expérience est également celle d’un adhérent de Français du Monde – ADFE, président de section, puis élu à l’Assemblée des Français de l’Etranger pendant près de 10 ans. Cet engagement politique et associatif m’a permis de jumeler l’idéal et le réel, d’agir au plus près des faits, d’apporter des solutions à des questions souvent complexes soulevées par nos compatriotes sans jamais perdre de vue l’objectif de transformation sociale au cœur de l’idéal de la gauche.

Ma candidature se fonde sur une volonté : le réarmement nécessaire de l’Etat et la renaissance de l’action publique à l’étranger.

Depuis 2002, la droite a sacrifié les Français à l’étranger. Je ne prendrai qu’un seul exemple, édifiant : alors que le nombre de compatriotes recensés à l’étranger augmentait de 56% entre 2001 et 2009, les crédits d’action sociale reculaient de 25%. Une froide logique comptable est ainsi à l’œuvre, conduisant à la déperdition orchestrée du service public consulaire. Le réseau culturel extérieur fond comme une peau de chagrin, faute de moyens et d’ambition. La fausse gratuité de Nicolas Sarkozy et les coûts supplémentaires de scolarité qu’elle entraîne pour les familles chassent hors des écoles françaises un nombre croissant d’enfants.

En Allemagne et dans les autres pays de la 7ème circonscription, ce sont d’abord nos compatriotes les plus modestes qui paient le prix de choix idéologiques lourds, dévalorisant systématiquement l’action publique et écartant l’intérêt général.

Cette perte du lien citoyen imputable aux politiques de la droite depuis des années justifie, s’il en était besoin, la nécessité pour les députés des Français de l’étranger d’investir l’ensemble du débat national.

Agir pour le réarmement de l’Etat :

  • C’est mettre fin au bouclier fiscal, traquer les niches fiscales et autres avantages indus là où ils se trouvent, rétablir la progressivité de l’impôt, en un mot donner aux pouvoirs publics les moyens de fonctionner dans un souci de solidarité nationale et de développement durable.
  • C’est aussi placer le projet européen au cœur de l’action publique, pour la reconnaissance des diplômes, l’accès aux soins de santé, la coopération consulaire, mais aussi l’harmonisation du droit de la famille et du droit civil, tellement essentielle dans la 7ème circonscription.
  • C’est enfin promouvoir la pluri-culturalité à travers les cursus bilingues d’enseignement et les programmes FLAM, en faisant vivre la francophonie comme une richesse culturelle et une ouverture au monde.

Dans le débat interne à venir, j’aurai à cœur de souligner le choix de société que le vote à gauche en 2012 permettra d’opérer. Il s’agira ni plus ni moins de mettre fin à un système dans lequel les pauvres paient pour les riches. Il est grand temps. Après cinq années de sarkozysme, la France de 2012 aura besoin de changement, d’ambition, de solidarité et de justice.

Il faudra faire assaut de convictions. Je présenterai les miennes dans le souci de les faire partager et de fédérer toutes les volontés. Je ferai campagne pour convaincre, fidèle aux valeurs qui nous rassemblent, ému aussi de prendre part à une nouvelle étape de notre aventure commune, au nom de ce formidable idéal, centenaire et pourtant tellement actuel: le socialisme.