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Pierre-Yves Le Borgn' Posts

Le bonheur de courir

20 km de Bruxelles, mai 2018 (© WWF Belgium / Romain Thiry)

A plus de 50 ans, je n’ai plus les jambes de ma jeunesse. L’âge est là, mais ce n’est pas tragique. Parce que dans ma jeunesse, je courais beaucoup moins qu’aujourd’hui. Sans doute le jogging était-il moins populaire qu’il ne l’est devenu désormais. Et je passais beaucoup de temps sur mon vélo, de sorte que l’activité physique était garantie. Ce n’est qu’après la trentaine que je me suis mis à courir. Pour voir jusqu’où je pouvais aller et peut-être aussi, comme un rêve secret, imaginer que je pourrais m’aligner sur un semi-marathon. Je l’ai fait. Mais, au-delà de tout cela, c’est une inquiétude de santé qui m’a conduit sur les chemins des bois et forêts de Bruxelles. Depuis le début de l’adolescence, je souffre en effet d’un asthme qui, sans être trop préoccupant, gâchait une part de mes printemps, lorsque vient la floraison. Plutôt que de fuir le sport par précaution, alors qu’il fait partie de ma vie depuis l’enfance, je me suis dit que je devais au contraire en faire davantage et courir pour mieux maîtriser ma respiration. C’est rétrospectivement l’une de mes décisions les plus inspirées.

Aujourd’hui, si l’asthme ne m’a pas abandonné, il est moins menaçant. Et cela, je le dois à la course à pied. Je sais mieux comment respirer. La course me l’a appris, les conseils d’amis également. Courir est un bonheur, seul et plus encore en groupe. Je ne suis pas un athlète. Je connais mes limites et je sais que je n’ai pas les jambes pour un marathon. Je fais 5 ou 6 courses par an, souvent des semi-marathons, parfois aussi des courses de 10 km et 15 km. Je boucle les 21 km d’un semi-marathon en 2 heures les jours de bonne forme. J’aime échanger au départ et sur la route avec les concurrents, anonymes autant que je le suis. Cette joie collective et cette bonne humeur sont une belle part du bonheur de courir. C’est du sport pour tous, quel que soit l’âge. Avec parfois une œuvre à soutenir, comme le WWF pour lequel je cours tous les ans les 20 km de Bruxelles. « Move your … for nature » : l’an passé, c’était pour les éléphants, cette année pour le tigre. Mes enfants me voient partir le matin de la course, intrigués, surtout cette année avec les oreilles du panda. Au retour, ils attendent de voir la médaille.

Tout cela n’a rien du tout d’exceptionnel. Il faut faire du sport, chacun à sa manière, selon ses préférences, son âge et ses capacités. Le monde dans lequel nous vivons nous maintient bien trop longtemps sur des chaises, des fauteuils ou des canapés. Marcher, emprunter les escaliers plutôt que l’ascenseur, courir, pédaler, nager, c’est à la portée de bien des sportifs qui s’ignorent. On y gagne un bien-être, une meilleure hygiène de vie, du plaisir et souvent aussi de nouveaux amis. Sur le port de La Corogne, en Espagne, il y a une allée de 2 km sur laquelle j’aime chaque été aller courir pour gagner ensuite le « paseo maritimo », qui suit l’océan sur près de 10 km. Cette allée est connue des habitants de La Corogne comme « l’allée du cholestérol ». On y croise notamment ceux à qui la médecine a prescrit de l’exercice. Et qui se prennent au jeu, en marchant ou en courant. Mon beau-père médecin y retrouve encore certains de ses patients. C’est une chance d’avoir dans une ville des allées, des bois et des pistes pour courir. Toutes les villes n’ont pas cela. Ce devrait être un objectif de politique municipale, que l’Europe, parce que la saison est électorale, pourrait utilement encourager.

Voilà quelques idées et un petit témoignage au soir des 20 km de Bruxelles, une semaine après les 15 km de Woluwe-Saint-Lambert et deux semaines après les 10 km de Uccle. Je serai l’an prochain de nouveau au départ de ces 3 belles courses. D’ici là, je retrouverai les allées du Bois de la Cambre, le « paseo maritimo » de La Corogne et le front de mer de l’Ile Tudy. A l’automne, il y aura le semi-marathon de Bruxelles et, peut-être, celui de Lisbonne aussi (courir fait découvrir et aimer de belles villes!). Alors, vive le sport, vive le sport pour tous !

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Transition écologique : halte à la procrastination !

Comme de nombreux Français, j’ai suivi la conférence de presse du Président de la République le 25 avril. J’ai été séduit par diverses initiatives et mesures annoncées, mais je suis aussi resté clairement sur ma faim concernant la transition écologique. Disons-le franchement : à ce stade (et depuis 2 ans), le compte n’y est pas. Il y a un écart regrettable, coupable même, entre l’ambition internationale régulièrement affichée par la France sur le climat et la réalité décevante des résultats obtenus dans l’hexagone. Depuis 2015, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse, en flagrante contradiction avec notre stratégie nationale bas carbone, et les prévisions indiquent qu’elles pourraient continuer à augmenter ainsi jusque 2023.

A un moment – et ce moment, la jeunesse qui défile dans les villes de France nous rappelle que c’est maintenant – il faut avoir le courage et l’ambition d’aligner les professions de foi, les actes et les résultats. Un jury de 150 citoyens tirés au sort va travailler sur la question et faire des propositions. Très bien, mais n’était-ce déjà pas le rôle du grand débat national ? Une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne et un prix minimal du carbone dans l’Union ont été mentionnés. Très bien également, mais outre qu’il faut pour cela une unanimité des 28, ceci ne peut nous dédouaner de l’obligation d’agir en France. Or, rien n’a été dit sur l’avenir de la fiscalité française du carbone et la redistribution nécessaire de ses recettes, à l’origine pourtant du mouvement des Gilets jaunes.

La France inscrira prochainement dans la loi l’objectif de neutralité carbone pour 2050, que l’on atteindra en divisant par six les émissions de gaz à effet de serre. Il y aura certes toujours des émissions résiduelles de gaz à effet de serre, mais elles devront compensées par des puits de carbone naturels comme les forêts ou les zones humides et peut-être aussi par la capture et la séquestration du CO2. Comment ne pas soutenir cet objectif ? Et comment ne pas mesurer en même temps que des choix devront être faits pour que les résultats soient au rendez-vous ? A commencer par des choix profonds, structurants, irréversibles d’aménagement du territoire, alors même que la France est soumise à une artificialisation accélérée des terres.

Choisir, agir, obtenir des résultats, là est tout le défi pour notre pays. Cela fait des années, depuis le Grenelle de l’environnement, que la transition écologique est sujette aux effets d’annonce sans grand lendemain et in fine à une procrastination coupable. L’objectif de neutralité carbone voudrait que l’on aborde de front la question de l’affectation des terres : quelle part à la plantation d’arbres, quelle part à la production agricole, quelle part au développement économique, quelle part aussi aux grands parcs solaires ? Si ce travail-là n’est pas fait et les décisions prises peu ou pas exécutées (autre réalité dérangeante), l’objectif, comme les précédents, ne sera pas davantage tenu. Rien ne sera durable non plus sans investissements massifs pour la diversification énergétique, l’isolation thermique et l’évolution de l’agriculture.

On ne peut indéfiniment jouer petit bras et créer des instances supplémentaires de débat alors que l’urgence d’agir est là. Un conseil de défense écologique sera institué au sein du gouvernement. Qu’apportera-t-il à l’action ? Et pour dire les choses abruptement, s’imposera-t-il aux opérateurs historiques de l’énergie en France ? Ou en resterons-nous à « business as usual », c’est-à-dire au surplace ? Le Parlement osera-t-il prendre toute sa place – il le devrait – en inscrivant dans la loi et en particulier dans le budget une fiscalité ambitieuse du carbone qui soit puissamment incitative et en même temps juste socialement ? Contrôlera-t-il l’action de l’exécutif, demandera-t-il des comptes, autant sur l’EPR de Flamanville que sur les parcs éoliens offshore annoncés depuis si longtemps et que l’on attend toujours ?

C’est en affichant des résultats et pas seulement des objectifs que la France exercera utilement le leadership qui lui revient dans le combat global contre le réchauffement climatique. L’Accord de Paris nous oblige. Symboliquement, parce que la France a été le pays hôte de la COP 21, elle en est le garant. Des débats importants interviendront après les élections européennes et le renouvellement de la Commission cet automne. Ils porteront notamment sur la neutralité carbone à l’échelle de l’Union, dans un contexte de division entre Etats allants et Etats réfractaires, et sur les perspectives financières pluriannuelles de l’Union pour la période 2012-2027. Dans cette négociation essentielle, il faudra aller chercher plus de crédits pour la transition écologique. Autant de sujets pour lesquels la France sera attendue, à condition d’être au clair sur la transition écologique chez elle.

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Soutien à la Constitution espagnole

©Congreso de los Diputados

J’ai publié cette semaine une tribune en soutien à la Constitution espagnole sur le site de la Fundación Valsaín para la Promoción y Defensa de los Valores Democráticos, dirigée par mon ami Alvaro Gil-Robles, ancien Défenseur du peuple espagnol et Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Voici le lien permettant d’y accéder : https://fundacionvalsain.com/v2/site/index.php/en-apoyo-a-la-constitucion-espanola. Et ci-dessous la version en français de ce texte.

Je suis breton. La force et la vitalité des régions en Europe me passionnent. J’y vois l’avenir de notre continent, de son développement et de l’adhésion des peuples à un projet d’union dans la diversité. Français, je suis citoyen d’un pays où le centralisme a trop longtemps été la règle, bridant les volontés et les identités locales. C’est dire que la liberté d’une région d’affirmer son ambition dans le plein respect des règles constitutionnelles et européennes me parle spontanément au cœur.

Comme tant d’autres, je suis la crise en Catalogne avec inquiétude. Je connais et j’aime cette région. Je connais aussi l’Espagne : c’est le pays de mes enfants et de mon épouse. Le hasard veut que j’habite en Belgique à une quinzaine de kilomètres de Waterloo, « siège » depuis un an d’une improbable « République de Catalogne en exil ». D’anciens dirigeants régionaux, soutenus par un parti nationaliste flamand, s’y sont installés et se présentent comme des résistants pourchassés en raison de leur choix indépendantiste.

Tout cela est une invention. Personne en Espagne n’est poursuivi, encore moins emprisonné, en raison de ses opinions. C’est l’honneur de l’Espagne postfranquiste que d’avoir su rompre avec l’arbitraire, en construisant, par la volonté jointe et courageuse de forces politiques que l’histoire avait tragiquement opposées, une démocratie solide et un Etat de droit irréprochable. Des exilés et des prisonniers politiques, il y en avait sous la dictature, beaucoup même. Il n’y en a plus depuis l’avènement de la démocratie espagnole.

De quoi parle-t-on ? De dirigeants qui, à la tête du gouvernement régional, ont choisi d’ignorer les multiples avertissements de leur opposition au parlement catalan, du gouvernement espagnol et de la Cour constitutionnelle en organisant un référendum le 1er octobre 2017 sur l’indépendance de la Catalogne, puis en proclamant cette indépendance. Or, il n’existe pas de droit à l’autodétermination dans la Constitution espagnole, pas plus d’ailleurs que dans la Constitution française ou dans celle de la Belgique.

C’est dans ce cadre que des poursuites pour rébellion, sédition et autre détournements de fonds publics ont été engagées contre les dirigeants catalans concernés. Certains, placés en détention préventive, sont jugés en ce moment par le Tribunal suprême. D’autres non, ayant choisi la fuite – et non l’exil – pour échapper la justice. Les droits de la défense devant le Tribunal suprême sont scrupuleusement respectés. Les débats sont publics et chacun peut les suivre en streaming, en Espagne et ailleurs.

La vérité est là. La justice se prononcera comme dans tout Etat de droit. Dans l’attente, la désinformation et le « story telling » battent leur plein, fracturant profondément la société catalane et déstabilisant l’Espagne. Certains anciens dirigeants catalans en cours de jugement par le Tribunal suprême ou installés à Waterloo se présentent aux élections générales du 28 avril, menant campagne par vidéoconférences. Un parti d’extrême-droite, Vox, est apparu et appelle à la recentralisation de l’Espagne. Tout cela est redoutable.

Dans une démocratie, la Constitution doit être respectée. Elle peut certes évoluer, mais dans le strict respect des règles de réforme et de majorité qualifiée posées par le constituant. Aucune cause ne légitime le viol d’aucune Constitution en Europe. C’est la position que j’avais défendue en toute sincérité devant les autorités espagnoles, puis les députés à Madrid lorsque j’étais candidat au mandat de Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe il y a un peu plus d’un an.

Mais il faut aussi vouloir aller plus loin que le seul rappel de la Constitution et engager le débat, moins tant avec ceux qui écartent les règles pour imposer leurs idées, qu’avec le peuple espagnol et donc les habitants de la Catalogne, sevrés par la désinformation. Ce sont eux qu’il faut convaincre par des arguments de bon sens sur la force de l’identité régionale, son lien utile avec la Nation et la place centrale de la région en Europe. Et donc par le soutien renouvelé aux autonomies en Catalogne et dans le reste de l’Espagne.

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Oui à la taxe carbone

Dans quelques jours, le Président de la République tirera les enseignements du grand débat national et annoncera les premières mesures qu’il entend mettre en place en écho aux préoccupations exprimées par les Français. Le devenir de la taxe carbone sera particulièrement scruté dans ce contexte. C’est en effet de la hausse du coût des carburants que la crise des gilets jaunes était née à l’automne dernier. La tentation existe de mettre fin à la taxe carbone ou au principe de son augmentation graduelle, après l’annulation en décembre des hausses prévues pour l’année 2019. Ce serait de mon point de vue une erreur majeure au regard de l’impératif climatique et de la nécessité pour la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

La taxe carbone est un instrument essentiel dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Elle n’a pas été introduite sous l’actuelle législature, mais sous la précédente. Je l’avais votée en conscience à l’Assemblée nationale. C’était en 2014. Il s’agit d’une composante incorporée dans les accises énergétiques au prorata de leur contenu en CO2. Cette taxe a longtemps été indolore pour les ménages en dépit de l’augmentation de son taux car elle était annihilée par la baisse du coût des carburants liée à la faiblesse des cours mondiaux du pétrole. Ce n’est qu’à compter de 2017 qu’elle a commencé à se faire sentir à la faveur du relèvement des cours. Que vise la taxe carbone ? A entraîner une évolution des comportements de consommation vers une moindre utilisation des énergies fossiles (et donc de moindres émissions de gaz à effet de serre).

La taxe carbone envoie un signal prix utile à l’ensemble des opérateurs économiques. C’est à ce titre que je la défends. Je l’avais fait dans mon rapport parlementaire pour la ratification de l’Accord de Paris sur le climat en 2016, de même que dans mes avis pour la Commission des Affaires étrangères sur les budgets du Ministère de l’Environnement et de l’Energie entre 2014 et 2017. Le prix du carbone doit être élevé pour provoquer un mécanisme de substitution et la transition vers une économie décarbonée. Si le prix des énergies carbonées s’élève, l’incitation à emprunter les transports en commun plutôt qu’une voiture particulière ou à améliorer l’isolation des logements progresse. Plusieurs études ont montré qu’une augmentation de 10% du prix des carburants entraînait un recul de près de 5% de leur consommation.

La difficulté de la taxe carbone, c’est qu’elle n’est pas redistributive et pèse en proportion davantage sur les ménages à revenus modestes que sur les ménages plus aisés, a fortiori lorsque ces ménages vivent loin des grandes villes. A l’évidence, il est plus facile de changer ses habitudes de consommation lorsque l’on gagne bien sa vie dans un centre-ville que lorsque l’on vit difficilement dans les zones périphériques ou rurales de notre pays. C’est à cette question-là, soulevant une légitime question de justice sociale, que le gouvernement d’Edouard Philippe s’est heurté à l’automne dernier. Non seulement le but et le fonctionnement de la taxe carbone n’ont jamais été clairement expliqués aux Français par l’actuelle majorité et la précédente, mais le défaut d’accompagnement social de sa montée en régime ne pouvait qu’entrainer la révolte.

Augmenter la taxe carbone sans en redistribuer le produit est l’assurance de l’échec. Prenons appui sur l’exemple que nous donnent nos amis suédois. Une taxe carbone a été introduite en Suède en 1991. Elle est passée de 24 Euros à son introduction à 114 Euros près de 28 ans plus tard. Dans l’intervalle, le produit intérieur brut de la Suède a augmenté de 78% et les émissions suédoises de gaz à effet de serre ont reculé de 28%. Aucune révolte sociale n’est intervenue. Pourquoi ? Parce que la taxe a été présentée en toute transparence et que, surtout, sa hausse a été compensée par des baisses d’impôts sur les revenus du travail. La compensation est l’élément-clé. La taxe carbone, pour être acceptable et efficace, ne peut se traduire par une augmentation du niveau général d’imposition.

La France est un pays où les prélèvements obligatoires sont trop élevés. Il est impératif de baisser les impôts et les charges pesant sur les ménages. C’est dans cet objectif fiscal d’ensemble qu’il convient de placer la taxe carbone. Elle doit être compensée par des réductions d’impôts. Son produit doit être affecté en priorité aux ménages à revenus modestes afin de réduire son impact à court terme sur leur budget et soutenir à plus long terme leurs choix et investissements pour rompre avec la précarité énergétique. Le montant du chèque énergie doit être relevé et sa vocation élargie au-delà des seules dépenses de chauffage. Enfin, le produit de la taxe carbone doit également pouvoir contribuer à la rénovation des logements sociaux et des bâtiments publics (notamment les écoles) ainsi qu’à la mise en place de solutions de mobilité dans l’espace rural.

Il ne peut y avoir de combat gagnant contre le risque climatique sans justice sociale. C’est sur ce point que la taxe carbone française a péché, c’est sur ce point qu’elle doit évoluer. La fiscalité sur l’énergie n’est certes pas le seul moyen de lutter contre le réchauffement climatique – l’orientation de l’épargne privée vers les investissements bas carbone en est un autre – mais c’est le moyen le plus efficace pour parvenir à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le dernier rapport du GIEC estimait que pour tendre à la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris de 2015 et contenir à 1,5° l’augmentation de la température terrestre à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que le prix du carbone soit multiplié par quatre. La taxe carbone doit y contribuer.

La France, pays hôte de la COP 21, ne peut renoncer ni à la taxe carbone sur le principe, ni à son augmentation. Remember, make our planet great again !

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